Pourquoi ce blog??

Me voila partie pour un semestre d'études à Bombay. Mon objectif: découvrir la culture indienne, qui s'annonce très différente de la mienne.

Dans ce blog, je retranscrit mes expériences, mes réactions, mes avis, à propos de mes découvertes indiennes.

Vous rêveZ de connaître un mieux ce pays fascinant? Alors suivez mes aventures! Plus qu'un simple récit, je vous prends à témoin. Venez réagir sur le réalités culturelles de l'Inde.

Notre manière d'appréhender le monde est-elle la seule alternative?

A lire...

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Dimanche 7 octobre 2007

Voilà un peu plus d'une semaine que je suis en Inde, et chaque jour qui passe j'accumule des exemples à pour ce sujet, sur lequel je me décide enfin à faire une note : le principe des procédures.

Ici, la moindre démarche rentre dans un processus long, périeux et ponctué de nombreux intermédiaires. Une des raisons que j'ai trouvé est sans doute que, dans un pays qui compte plus d'1 milliard d'habitants, il faut trouver du travail pour un maximum de personnes. Alors la moindre tache est effectuée par un individu différent. Ainsi, par exmple, les familles indiennes riches qui décident d'employer une femme de ménage n'en embauche pas une mais 4 ou 5 : Une s'occupera de laver le sol, l'eutre de la salle de bains, une autre lavera le linge, une autre encore le repassera... Le moindre travail justifie un salaire en Inde, moindre certes, mais un salaire tout de même, qui permet de survivre. Ainsi, il y a partout des gens chargés d'ouvrir des portes toutes les journées, de porter vos achats lorsque vous faites votre marché, de vous servir de l'eau au restaurant... Je ma sens souvent mal à l'aise quand toutes ces petites choses sont faites pour moi, alors que je pourrais très bien m'en occuper. Il y a même un serveur qui vous accompagne jusqu'au toilettes dans certains restaurants!

On observe ici une segmentation du travail que je qualifierai même d'impressionnante. J'ai été confrontée à cette réalité dès le premier jour de mon arrivée, lorsque je me suis occupée de remplir toutes les formalités administratives à NMIMS, l'école où je suis : Créer un carte d'identification (indispensable pour rentrer à l'intérieur de l'école) requiert multiples péripéties. Tout d'abord, remplir un formulaire. J'ai améné ce formulaire au bureau indiqué de la bibliothèque. Mais il n'y avait pas qu'un seul interlocuteur au bureau, mais 5 ou 6 indiens qui travaillaient à ce comptoir. On me dit d'attendre 5 minutes le responsable des catres d'identification. 20 minutes plus tard, il arrive enfin et après quelques manipulations derrière son ordinateur, il me fournit un imprimé attestant que sa tâche est bien accomplie. Il m'informe que je doisme rendre au bureau Accounting Desk, pour payer la caution de la carte. Une fois ce bureau trouvé, la dame qui s'occupe de moi me prévient que je ne suis pas rentrée dans le système infrmatique, qu'elle va réparer cela, mais que cela prendra quelques minutes. Elle part à un autre bureau et revient un quart d'heure plus tard, avec son attestation de fin de mission qu'elle me transmet : elle a effectué sa part de boulo. Une autre femme me prendra mes photos d'identité, me remettra elle aussi, une attestation et me voilà repartie pour le bureau de la bibliothèque, où je transmet tous ces documents. L'homme chargé d'éditer les cartes n'est pas là. "Ah, si! Le voilà, il arrive!" Une chance. Après qu'il est rentré toutes les informations des différentes attestations dans son ordinateur, imprimé ma carte, collé ma photo et mon code barre correspondant, il plastifiera la carte, découpera soigneusement les bords en arrondis,  ira chercher un porte carte et un collier pour l'accrocher et... j'aurais enfin ma carte! 3 heures après le début de mes démarches! Mais 3 heures c'est peu, certains de mes collègues français ont mis deux jours pour avoir la précieuse carte.

Tout est plus long en Inde. Et chacun peut l'appréhender à sa manière. Pour ma part, cela m'amusait plus qu'autre chose, j'observait tout ce fourmillement de travail, discutaits avec d'autres indiens qui attendaient aussi... Chacun l'appréhende à sa manière. Mais je pense que cela peut s'avérer difficile à vivre lorsque les enjeux sont plus importants, qu'il ne s'agit pas d'une simple carte d'étudiant par exemple... Suketa, dans son livre "Maximum City" nous raconte chaque jour, les nouvelles petites crises qu'il subit, et atteste que "toutes ces contrariétés cumulées peuvent transformer le plus pacifique des hommes, surtout s'il vient d'un pays où les choses marchent mieux."

Vous, voyageurs qui êtes déjà aller en Inde, avez vous ressentis cette lourdear administrative? Comment avez-vous réagis? Appel aux témoignages dans les commentaires...

C'est ainsi que 5 jours après avoir manifesté notre désir de changer de logement, Noélie et moi venont juste d'avoir l'autorisation d'intégrer le girls hostels. Nous allons donc quittés la colocation avec les 7 autres français pour intégrer la cité u que nous avions réservé à l'origine, deux lits dans un appart avec 6 indiennes.... Peut être va t-on apprendre à cuisiner indien, avoir des bons plans pour acheter de beaux saris... et tout simplement rencontrer des indiennes, qui pour l'instant, parraisent effacées et discrètes par rapport aux garçons extravertis que sont les indiens que l'on connait déjà.

 

 


ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Commentaires

Si j'ai bien compris, la bureaucracie française est tout légère à côté!
commentaire n° : 1 posté par : Betty C. (site web) le: 07/10/2007 12:16:30
Bonjour Lucile
Pour faire suite à tes impressions sur la lourdeur administrative en Inde voici mon commentaire.
Comme toi j'ai trouvé parfois le temps long en Inde. Au bout de quelques semaines en Inde j'en avais parfois marre de passer 10 minutes à négocier le prix d'un trajet en rickshaw. On a souvent du mal à se détacher de notre impatience occidentale.
J'ai trouvé qu'en Inde la patience fait partie du protocole. Je me souviens d'un passage infiniment long dans une boutique pour faire développer les photos de notre mission huimanitaire. J'ai l'impression qu'ils étaient heureux de recevoir des étrangers et ils nous ont offert un traitement de faveur. Ils se sont spécialement occupés de nous pendant une heure. Heureusement nous n'étions pas pressés. Pour finir, notre patience fut récompensées car nous nous sommes fait inviter à une cérémonie de mariage dont l'équipe du magasin était chargée de monter le film et l'album.
Morale : Ne jamais être pressé en Inde et savoir profiter de chaque rencontre car on ne sait jamais où cela peut nous mener !
commentaire n° : 2 posté par : Alex le: 08/10/2007 14:02:03
mesure audience web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus