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Après près de trois semaines sur Bombay, mégalopole hors-norme, l'aveyronnaise que je suis, aspire à un peu d'air frais, et s'offre un retour aux sources : un
week-end dans la campagne indienne. Et quelle campagne!
Direction l'état de Goa, 600 km au sud de Bombay. Ancien comptoir portugais, Goa a gardé beaucoup de traces de ce passé latin. C'est une autre Inde que je découvre ici.
Première aventure : le train. 13h de de train couchete qui, dans les guides touristiques, sont annoncées comme un expérience à ne pas manquer. Plein de vie, les compartiments se changent tantôt
en dortoirs, en salle à manger, en salon pour discuter, en salle de jeu pour enfants...Toute une société qui s'organise. Malgré ce que les mauvaises langues nous avait contées, nous avons bien
dormi et (presque) pas croisé le chemin des cafards.
Arrivée à Karmali. Nous découvrons que seuls les rickshaws de Bombay sont d'accord pour mettre leur metter (pour calculer le prix juste de la course) et que nos petites têtes d'occidentaux sont
parfois des "proies faciles" pour les locaux. Bienvenue dans un monde on l'on négocie qu'on on respire. Des fois ça marche, des fois moins. Nous visiterons Old Goa et son héritage chrétien très
marqué. Il ne reste environ que 15% de chrétien dans cet état, mais les églises sont nombreuses et ont un petit côté latin très charmant. Cela me semble moins "exotique" que les temples hindous,
jains, ou les mosquées,qui sont plus éloignés de ma culture, et feront très certainement l'objet d'un post à venir.
Le soir, escale à Panjim, où les couleurs, l'atmosphère, les gens, ne cesseront d'éveiller mon regard. 


Et enfin, Goa, c'est... les plages. Célèbres dans le nord pour les raves parties organisées par des occidentaux soixantuitards établis ici, le sud est plus paisible mais n'en est pas pour le
moins paradisiaque. En atteste les photos.

Mais ici le lieu est quand même très touristique. Des touristes indiens, mais aussi des touristes occidentaux (plus facilement repérable). Alors qu'à Bombay, une tête blanche apperçue aux détours
d'une rue se remarque : on n'en voit pas tout les jours, surtout dans le quartier où je vis, dans le nord de Bombay. Ici, c'est à peu près moitié moitié et dans certains restaurants, le soir, je
me suis sentie comme une touriste parmi tant d'autres. Litéralement, c'est ce que je suis. Mais j'ai du mal à l'admettre, compte tenu que je suis résidente à Bombay, et ayant une soif de
découverte de la culture locale toujours plus accrue.

Le tourisme ici fait vivre beaucoup de gens. J'ai rencontré Adji, qui nous a fait faire un tout sur sa pirogue au milieu des mangroves.Il est pêcheur la nuit, et la journée, il amène les
touristes découvrir les environs sur sa pirogue. Voila son métier indien. Car il nous apprendra plus tard qu'il n'est en Inde que 6 mois par an. Les autres 6 mois de l'année, il va à Rome, où il
est gardien d'immeuble pendant 3 mois, et quand la saison touristique commence,il devient guide sur un bateau italien. Entre terre et mer, il dit qu'il aime bien les touristes. Il dit que Rome
est belle. Je lui réponds que Goa n'est pas mal non plus:)
Dépaysant, voilà une autre entrevue de ce que l'Inde offre... Presque totalement différent de ce que je connaissais jusqu'à présent. J'ai l'impression que c'est ça, l'Inde, une multitude de
mondes différents réunis autour d'une démocratie. Mes pérégrinations à venir vont être d'autant plus intéressantes...
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