Pourquoi ce blog??

Me voila partie pour un semestre d'études à Bombay. Mon objectif: découvrir la culture indienne, qui s'annonce très différente de la mienne.

Dans ce blog, je retranscrit mes expériences, mes réactions, mes avis, à propos de mes découvertes indiennes.

Vous rêveZ de connaître un mieux ce pays fascinant? Alors suivez mes aventures! Plus qu'un simple récit, je vous prends à témoin. Venez réagir sur le réalités culturelles de l'Inde.

Notre manière d'appréhender le monde est-elle la seule alternative?

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Lundi 18 février 2008

Ce blog se termine ainsi.... Ce fut un plaisir de partager mon expérience avec vous, lecteurs fidèles que vous êtes... 

Un grand merci pour vos commentaires qui m'ont fait avancer. A bientot pour un autre voyage (puisque maintenant la mouche m'a piquée...) et je suis preneuse de l'adresse de vos blogs de voyage à vous aussi, n'hésitez pas à me les communiquer. Je suis déjà adepte de quelques uns, qui font voyager quand on reste chez soi.

Merci à vous, merci beaucoup!


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Lundi 18 février 2008

Ca y est. Ce n'est plus l'Inde et pourtant pas encore le monde français qui m'est familié. L'Inde n'est plus que dans mes pensées. Cela fait froid dans le froid dans le dos. Dire que je m'étais tellement adaptée à cette vie là... Cela va me manquer énormément. 

Le sourire des gens, les couleurs, les bruits, la circulation dans tous les sens, le chaï à toutes les heures, la vie...

Et puis tous ces gens supers que j'ai rencontré... Merci à tous ceux qui m'ont fait apprécier la vie là bas.

En avant vers une autre période de ma vie. C'est toujours difficile de refermer le livre, ou plutôt de tourner la page quand on vit une expérience heureuse.

Pour conclure, j'optimiserai en disant que d'autres expériences heureuses sont à venir, où que se soit dans le monde, et qui sait d'ailleurs...peut être en Inde?


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Mardi 29 janvier 2008

Nombreux sont ceux qui prétendent que Varanasi (anciennement appelé Bénarès) est un lieu incontournable de l’Inde qu’on ne peut écarter de son parcours tant il représente une facette représentative de la culture indienne.

Il y a différents buchers différenciant les morts naturelles des morts accidentelles, et différentes techniques sont utilisées selon le budget de la famille : électricité ou 5 types de bois au choix ; le santal étant considéré comme le plus précieux. 350 Roupies/ kilo soit environ 7€ à multiplier par le nombre de kilos suffisant pour une crémation de 2 à 3h.

J’appréhendai un peu d’aller voir les buchers, lieu où la mort est, en plus d’être omniprésente, y est célébrée. Finalement, c’est une sensation étrange que j’ai ressentie. Pas de mal être. Bien sûr, tout est intense en ces circonstances. Mais le caractère religieux prend tellement d’importance que l’on en oublie les détails techniques morbides repoussants. E corps est recouvert d’ne étole sacrée (rouge pour les femmes, blancs pour les hommes) ; les membres de la famille [masculins uniquement puisque les femmes ne sont pas autorisées autour des buchers : le moment de la crémation est une moment heureux qui amène à la purification, les pleurs ne sont donc pas permis durant la cérémonie, d’où le fait que les femmes ne puissent accéder jusqu’au bucher] aspirent à la purification de leur relatif ; les buchers ne sont allumés ni avec des allumettes, ni avec un briquet, mais à l’aide d’un feu éternel qui est entretenu jour et nuit depuis 3000 ans. Tout cela donne un caractère de paix à ce lieu quelque peu morbide.

Mais peut être ai-je ressenti cela car justement je ne me considère d’aucune religion. De ce fait, je suis ouverte à toutes les croyances. L’Inde est un pays fabuleux pour cela, j’ai pu côtoyer tellement de religions et pratiques différentes… Les personnes croyantes et non hindous ont parfois du mal à supporter d’assister aux crémations, la mort étant considérée sous des façons tellement différentes selon les croyances. Et vous, qui avez déjà été sur les ghats de Bénarès ? Qu’avez-vous ressenti ? appel à témoins…

Moi, j’ai trouvé que cela inspire à la sérénité. D’une manière générale, le quotidien dans la ville est remplie de célébrations religieuses très prononcées : Ici tous les soirs a lieu une puja (offrande/cérémonie au cours de laquelle sept brâhmanes (caste la plus haute qui vénère Shiva) effectuent des rituels, jouant avec du feu notamment, pendant plus d’une heure, célébrant le Gange come purificateur.

Bien sûr, tout au long de la journée, les hindous se baignent, se lavent dans le fleuve qui, avec toutes ces activités (crémations, lestage de corps, pollutions diverses…) atteint un niveau impressionnant d’insalubrité. Mais qu’importe, l’eau du Gange est sacré, alors pourquoi ne pas la boire, vous diront les plus pratiquants.

Le fleuve est rempli de fleurs diverses, noix de coco, bougies flottantes… Et la musique est partout, de jour comme de nuit, la ville ne dort jamais. L’atmosphère en est apaisante, sereine, et tellement.. … indienne.

Déjà, dès que l’on arrive on sent l’atmosphère particulière qui règne ici. Le Gange. Ganga comme on l’appelle ici. Fleuve sacré, autour duquel se passent toutes les activités de la ville. Il est bordé de Ghats, escaliers et terrasses qui permettent à tous les pèlerins hindous d’exercer leur purification.

Varanasi, c’est le lieu de crémation des morts dans le respect suprême de la tradition hindou. Plus de 3000 corps sont brulés ici chaque jour, et les buchers fonctionnent 24h/24h. C’est le rêve de chaque hindou de se faire incinérer ici et les corps viennent de tous les coins de l’Inde.
 

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Samedi 26 janvier 2008

Jodhpur. Au hasard des ruelles, nous pénétrons dans Sumer Market, un petit marché au grain de la ville. Nous apprécions simplement de regarder les tas de grains, les couleurs, les odeurs…

Un groupe de commerçants nous appelle pour que l’on regarde leur magasin de souvenirs. Un magasin de miniatures (peintures spécifiques du Rajasthan) en plein milieu d’un marché au grain. Etrange. Fatigués de tous ces appels à touristes : come to my shop, please look, nice prices for you my friend… que nous avions expérimenté les jours précédents, nous passons notre chemin.

Puis, il y a aussi un petit marchand d’épices. Je décide de ma fournir en précieuses poudres qui rendront piquants les futurs plats indiens que je préparerai une fois en France. Turmeric, poudre de piment, et coriandre. Le vendeur me propose aussi un mélange d’épices pour faire un bon chai (thé indien), mais il faut aller dans son autre petit shop à 10 mètres de là. Nous le suivons. Il nous fera préparer 3 petit chai, histoire que l’on goute les épices que l’on s’apprêtent à acheter et finalement on restera presque deux heures en tout. Déjà le fait que les indiens sont commerçants ne fait plus de doute.

Finalement, acheter quelques sachets d’épices nous a permis de rencontrer Vijay, la trentaine, qui nous avoue avoir une passion pour la peinture. En fait, le magasin de miniatures est aussi à lui. Et il réalise des peintures sur soie, sur os de chameau, et sur papier. Il nus fera aussi une visite de son atelier (qui est en fait son 3e magasin : 2 échoppes d’épices et celui là).

Alors que nous nous apprêtons à partir, il nous propose de nous inviter à manger le lendemain, histoire de gouter la cuisine rajasthani maison. J’imagine juste la même situation en France et cela me fait sourire : improbable…

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Nous saisirons l’occasion et nous reviendrons le lendemain. Nous mangerons des plats locaux, des pâtisseries à tomber par terre, et Vijay nous amènera même voir e fort et la « tour Eiffel  de Jodhpur » comme il dit, située sur une colline qui domine la ville.

Ca fait plaisir de rencontrer des gens comme ça, qui apprécient juste de partager des moments de vie…

par lucile
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Vendredi 25 janvier 2008

Jaipur. Plateforme tournante des pierres semi precieuses en Inde. Environ 100 000 personnes vivent de ce business dans la ville. Tailleurs, agents, revendeurs, exporteurs, marchands, bijoutiers... Emeraude mais aussi rubis, onyx, jade, aventurine, quartz, amethiste, grenat, perles... j'ai decouvert tout un monde! Entre Laure, bijoutiere, et Thomas, etudiant en gemologie, jetais bien entouree... 

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Jeudi 17 janvier 2008

Voila quatre jours que nous parcourons Uttar Pradesh et Rajasthan. Ici l’architecture a résisté au fil des siècles et le style a particulièrement bien vieilli. Comment définir cela ? Raffiné, exquis, détaillé, massif, parfait… ? Ces mots paraissent pâles à côté du sentiment d’illusion que l’on ressent en face de ces palais, tombes, forts…  Est-ce bien réel ? Est-ce que je ne rêve pas ? 

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L’architecture transmet ici un équilibre, une évidence. Et les histoires de constructions de ces monuments sont plus folles les unes que les autres. Notons celle-ci : un homme décide de faire construire un palais pour abriter la tombe de sa femme, décédée en mettant au monde leur quatorzième enfant. Pas satisfait du travail proposé par son architecte, il décide de tuer la femme de celle-ci. Il a ainsi pu ressentir la même douleur que son client et réaliser un palais digne de ce nom. Et quel nom… je n’avais pas forcément envie d’aller visiter ce palais en venant en Inde, mais finalement, quand on est devant le Taj Mahal,  et bien on ne fait pas la maline… 

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Vendredi 11 janvier 2008

Arrivée dans les montagnes de l’Himalaya. 3 heures de bus qui se transforment en 5. Montée en altitude, des degrés en moins. Bientôt la neige. Les visages changent aussi. De plus en plus de tibétains me rappellent l’histoire attachée à cette région.

L’ambiance est empreinte d’une forte spiritualité. Le bouddhisme est dans l’air. Croiser des moines en habit traditionnel bordeau est tellement peaceful.

P1000363.JPGJe visite le chorten, temple aves les premiers moulins à prière que je vois en vrai de ma vie, les mêmes qui me faisaient rêver dans les livres ou les documentaires à la télé. Tout cela semble irréel.

En suivant, il y a Tsuglagkhang, lieu bouddhiste le plus important de Daramshala, et pour cause, il y a un temple sacré et surtout la résidence de sa sainteté Tenzin Gyatso, le 14 Dalai Lama, en exil depuis 1959.

Vivre quelques jours ici me replonge dans l’histoire glaciale de l’invasion et de l’occupation (qui est toujours d’actualité) du Tibet par la Chine.

La Chine a envahit le Tibet par la manière brutale, 40 000 soldats chinois, contre seulement 6000 pour la force tibétaine, par surprise en 1949. Elle a détruit toutes les traces de la culture tibétaine durant ce qu’on appelle la révolution culturelle, et le Tibet a été forcé de signer un accord d’annexation. Destruction de tout le patrimoine religieux (plus de 6000 temples, nombreux écrits...).Torture, emprisonnement, travaux forcés et tuerie pour les résistants à cette invasion physique et culturelle. De plus, la Chine a détruit l’écosystème tibétain lançant un programme de déforestation, et à la place des arbres, a élu domicile pour ses essais nucléaires. Un moment passé au Tibetan museum m’a fait froid dans le dos.  

Puis, je suis allée boire un thé au café restaurant du temple où j’ai rencontré Chok Den, tibétain refugié, qui m’a raconté son histoire. Là j’ai vraiment réalisé que la situation au Tibet n’est pas propre aux livres d’histoire ou aux musées, mais bien d’actualité, dans notre monde à nous.

Chok Den a 24 ans et il a fuit le Tibet il y a 4 ans, comme près de 100 000 tibétains depuis l’invasion, qui ne pouvait plus supporter de ne pas pouvoir vivre avec leur culture en tout liberté. 25 jours pour traverser l’Himalaya, dans la neige, dans le froid, pour rejoindre l’autre coté de la frontière où il a maintenant le statut de refugié, loin de sa famille, restée au Tibet.

Free-Tibet.jpgLa Chine impose la culture chinoise au Tibet, et même avoir un portrait du Dalai Lama chez soi, c’est encourir un grand danger. Chok Den ne peut pas retourner voir sa famille resté là bas, il lui faudrait aller à Pékin obtenir un visa, mais autant dire que c’est mission impossible.

Il me dit qu’il espère toujours un Tibet Libre, et cela me fait réaliser une fois de plus que l’on a vraiment pas la même vie selon l’endroit où l’on naît sur la planète…

Pour soutenir l’action Tibet libre cliquez ici : http://tibetlibre.free.fr/


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Dimanche 6 janvier 2008

La cuisine indienne est très longue à préparer. Autant dire que c’est une cuisine du dimanche de chez nous. Cuisiner est un art et cela doit aussi être un plaisir… Ici en Inde, dans les étales de rues, dans les épiceries, dans les supermarchés, on ne trouve que des produits de base : diverses variétés de riz, céréales et légumes secs en tout genre, tous les légumes que l’on trouve en France ainsi que beaucoup d’autres typiquement indiens, beaucoup de produits laitiers aussi, et des produits de base type huile, sel et onions. Avec ça, les femmes indiennes se régalent à préparer des bons petits plats. 

MaP1000073.JPGis quand on débarque en Inde, étudiante pour 5 mois, et que l’on veut manger indien tous les jours… On se dit heureusement que les restos, cantines, et fast food de rue ne sont vraiment pas cher et délicieux ! Je n’avais vraiment aucune notion pour pouvoir cuisiner tout les jours..

J’ai décidé de réparer ça. Keshav, chef cuisinier qui effectue son MBA dans la même école que moi, nous a proposé, avec trois autres amies, de nous donner un cours particulier de cuisine indienne. Depuis le temps que j’en rêvais, de savoir cuisiner indien !

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Alors voila, il a commencé à nous expliquer les différentes épices utilisées en Inde. Turmeric, cardamone, poivre, cannelle, clou de girofle, safran, et surtout piment ! De quoi vous égayer les papilles…

Nous avons passé trois/quatre heures à confectionner 5 plats… Nous regardions Keshav à l’œuvre, prenant des notes et des photos, pour essayer de refaire le tout une fois en France, peut être…

Au menu :

Dal makani, le dal est une purée de lentilles, aliment de base de tout indien, que l’on mange avec du riz ou des pains indiens (nann, roti, paratha…).
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Le Chicken Tikka se compose de brochettes de poulets marinées dans une sauce à l’ail au gingembre, et autres épices.
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Mon très cher et tendre Paneer Palak, qui, après traduction, signifie fromage frais aux épinards. La aussi, détromper vous, très spicy.
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Un veg Biryani, est un plat de riz fri avec multiples légumes, épices et herbes ; et qui se mange avec de la raïta (yaourt agrémenté de concombre, oignons et carotte).
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Et Enfin, même si en Inde on ne mange pas beaucoup de dessert, en voici un typique : le Gajar Halwa, sorte de pudding a la carotte et aux noix de cajou.
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Ce fut un délice, couper les légumes, râper les carottes, faire cuire pratiquement tout séparément, sentir petit à petit les odeurs embaumer bientôt tout l’appartement…

Et après la leçon, la dégustation… mmm Merci Keshav !!

 


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Mardi 1 janvier 2008

Bombay – Bordi, 179 kms – en France on aurait tendance à dire l’équivalent de 2 heures de trajet en voiture, en voyant large… Nous, en Inde, et en moto, cela nous a pris plus de 5 heures.

Eh oui, ici on a une autre relation avec le temps.

Tout d’abord, l’état de l’autoroute ressemble plutôt à une très mauvaise route départementale que l’on pourrait trouver en France.

Ensuite on peut y trouver de tout monde : il y a des voitures bien sûr, mais aussi des camions, camionnettes, motos en tout genre, des charrettes tirés par des bœufs, et même des vaches qui se baladent tranquillement au milieu du trafic…

Du coup, ben… notre vitesse moyenne se situait entre 40 et 50 km/h. Du coup le trajet prend une toute autre forme : regarder les paysages magnifiques, observer tout ce qui se passe, s’arrêter toutes les heures au moins pour une pause « tchai », thé indien… C’est que du régal !

Ici, le code de la route semble être très différent du notre. Et tiens, en disant ça, cela me fait penser : est-ce qu’il en existe bien un ? de code de la route, en Inde ? Car oui, j’ai bien conscience d’être un peu perturbé à cause du sens de la conduite (passé colonial oblige, en Inde, on roule à gauche), mais quand même… les véhicules en tout genre se doublent dans tous les sens, par la droite, par la gauche, suffit qu’il y ait la place et un bon coup de klaxon annonce le tout !

Au bord de la route, derrière la barrière de sécurité, il y a souvent des gens qui font du stop. Mais ici on fait pas du stop à un, deux, ou trois… ici on se regroupe, c’est plus pratique : au moins le camion qui charge tout le monde dans la benne rentabilise le fait de s’arrêter J On voit donc plein de têtes dépasser de derrière les camions…  et d’une façon générale, les voitures sont remplies à bloc, avec souvent deux fois plus de personnes que l’on pourrait espérer qu’il en rentre. En moto, rare sont les gens qui portent un casque. Et les camions n’ont pas de porte : a quoi bon ? Il fait toujours chaud, et même si on monte un peu trop dans les nord, et bien on s’habille et au moins on peut avoir un peu d’air frais.

Bref, finalement, pour moi, c’était tellement nouveau, toute cette organisation routière à l’indienne, que je n’ai pas vu passer les 5 heures de route… même à 50 km/h.


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Jeudi 27 décembre 2007

Après s'être astiquées près d'une heure, lavées, habillées, maquillées, ornées... nous voilà enfin prêtes. Malgré la leçon de Swagatha de la veille, démonstration pour l'essayage du sari, j'ai du monter à l'étage supérieur, trouver une voisine qui, experte en sari comme il se doit, m'a habillée en 5 minutes, alors que cela faisait une demi-heure que j'essayais d'arranger tous ces plis pour que cela donne quelque chose.

C'était super d'échanger un moment comme ça entre femmes, et je me sentais bien avec ce superbe bout de tissu (7 mètres de long tout de même!) tout autour de moi. 

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Gaëlle Emily et moi. Chacune avait son style. Les gars nous disaient les différentes régions auxquelles on appartenaient : Bengali pour Emily (du à sa tenue), marathi  pour moi (les boucles d'oreilles en témoignent) et Gaëlle, fusion, superbe fusion..

Après s'être arrétés sur la route, avoir acheté une jolie composition de fleurs, Amit, Mots et nous 3 occidentales arrivaient dans  un énorme jardin tout décoré, avec des femmes somptueuses an sari plus colorés les uns qe les autres... les hommes en costumes occidentaux, certains avec le chapeux traditionnels de la cérémonie.




P1000199.JPGLes mariés sont sur une estrade, et chaque partie de la famille, groupe d'amis... défilent pour les féliciter et prendre des photos de groupe.


Il y a au moins 1000 personnes, de la musique traditionnelle, les enfants rient, et les adultes papotent. Beaucoup de gens s'amusent de nous voir, occidentales, vêtues en tenue indiennes. Ils nous demandent d'où on vient, qu'est que l'on fait... C'est marrant. On échange des sourires, des regards, des discussions, au milieu de ces couleurs vives.

Le repas est un buffet. nous avançons vers l'endroit indiqué et nous découvrons un hall gigantesque, avec une foule d'invités en train de se restaurer. La nourritures est entièremet végétarienne et il n'y a pas d'alcool. Les mariés sont hindous et appartiennent à deux familles traditionnelles, de la caste des brahames, apprendra-t-on.


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Donc un mariage se déroule sur 3 jours, et nous voici invités au 3e soir. C'est très différent d'un mariage français type chrétien, comme ceux auxquels j'ai déjà assisté. Aucun moment collectif avec l'ensemble des invités. Chacun fait son train, sa vie... parle, prend des photos, mange... Au bout de deux heures, les gars nous disent qu'on s'en va. On se demande si on a bien compris, mais si, c'est bien ça. 'est comme a que cela se passe : les invités viennent pour se montrer, offrir des cadeaux, manger, et... partir.

On a mis presque autant de temps pour se préparer que ce qu'on a passé au mariage. Pour nous, tout était nouveau. On s'est éclatées.Le sgars nous confieront que pour eux, un mariage, c'est ennuyeux. Pas de danse, pas d'alcool... Mais une cérémonie.

Quant on partira les mariés seront toujours sur leur estrade, avec d'autres invités qui défilent, d'autres photos, d'autres sourires.

P1000218.JPGUne dernière photo avec Emily et ses fans. Ankit et Sathkar, deux garçons d'une douzaine d'années, se disent être tombés amoureux d'elle. Ils sont trop mimi, ils lui ont même demandé un autographe :)









Des moments supers, tout mes voeux de bonheur à Prasad et Pallavi, pour lequels on ne sait toujours pass'il s'agissait d'un mariage arrangé ou d'un mariage d'amour. En tout cas, plein de bonheur.

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